congés parental : mon retour d’expérience

DSC_0924 blog

Ca fait déjà plus de 4 ans que j’ai repris le chemin de travail.

Notez qu’en congé parental, on est loin d’être en vacances, n’est-ce pas mesdames ( et messieurs !) !

 Je vais vous donner mes p’tits conseils perso, vu que maintenant j’ai le recul .. mais bien sûr chacun fait comme il le sent !

 Tout d’abord posons les bases : pourquoi ai-je pris un congé parental ? Pour m’occuper de mes enfants ! Oui bonne réponse au fond à gauche !

Bon en vrai, mes p’tits choux ont 22 mois d’écart. Du coup lorsque p’tit poulet a décidé de pointer le bout de son nez, sa grande sœur était à l’époque chez une nounou d’enfer (sauf qu’elle était blonde ), et devait y passer encore un an ! Ce qui veut dire que pendant 1 an, nous aurions dû payer la garde de nos 2 bébés pendant que j’allais cavaler derrière un train/bus/ métro pour aller bosser, tout ça pour environ… 150 euros par mois ! brefffff la décision a été vite prise, tu t’en doutes.

 L’avantage de prendre un congé parental à l’arrivée du 2ème p’tit bout, c’est que du coup on peut d’autant plus s’occuper de l’ainé !

Pour être honnête avec vous, j’avais apprécié mon congé maternité avec ma pucinette, mais j’avais aussi apprécié de retourner travailler et pouvoir communiquer avec des personnes qui font des phrases de plus de 2 syllabes .. you know what I mean !

Pour ce congé c’était différent. Non seulement je pouvais m’occuper de mon p’tit loup de 3 mois, mais en plus je pouvais commencer à faire des activités de folie (gommettes sur meubles, peinture sur murs, pâte à modeler sur canapé…) avec ma grande qui venait tout juste de fêter ses 2 ans.

 Durant cette première année, nous habitions en région parisienne. J’ai rapidement trouvé dans ma ville une super assos’ montée par une assistante maternelle, qui organisait des activités créatives d’une heure tous les vendredis matin pour les bambins de moins de 3 ans. Toutes les mamans et assistantes maternelles pouvaient venir avec leur petit pour participer. C’était top car non seulement c’était un moment à partager avec ma puce, mais en plus je pouvais par la même occasion rencontrer d’autres mamans, et échanger sur les problèmes de dodo/couches/diversification alimentaire/ grosse teuf en préparation (cherchez l’intrus) bref, sortir de la maison !

 Car pour moi, voici le premier fondement de la réussite d’un congés parental épanouissant (pour tout le monde, bébé et maman) : Il faut sortir, et voir du monde !

Sinon, on a juste l’impression d’être une femme de ménage/cuisinière/nounou.. et on a le syndrome « moulin à parole » qui se développe avec le papa : il rentre du taf, et nous on lui saute dessus pour le soûler lui parler non stop !

Je n’ai pas eu ce syndrome de suite car durant  cette première année mon cher et tendre était au chômage. Inutile de vous dire qu’on baignait dans notre jus ! Et au lieu de profiter de cette période, on était plutôt stressés, ne sachant pas de quoi l’avenir serait fait..

Et puis l’été suivant, mister cro-mignon a décroché un cdd de 18 mois , et nous voilà partis pour la région bordelaise. (Je restais en congés parental donc j’avais toujours mon poste qui m’attendait à Paris..) Installant par la même occasion une distance de 600 km entre les grand parents ( baby sitter professionnels) et amis… glouppsss ! J’appelle ça un saut dans le vide (enfin c’est comme ça que je l’ai vécu a l’époque !).

Nous avons donc débarqué à peine un mois avant la première rentrée des classes de la pucinette.  Tout en ayant dans les pattes mon petit pot de colle en la personne de p’tit poulet, il a fallu que je m’attèle sérieusement à l’apprentissage de la propreté de la miss, qui n’était pas plus pressée que ça ( son concept de vie, je l’ai appris depuis !!!). Elle a donc été (relativement) propre 2 jours avant la rentrée..

En ce début de 2ème année de « congé »(haha), j’avoue que le combo « congés parental+ papa au boulot + je connais personne par ici » a failli être fatal à ma santé mentale. Parce que c’était bien joli joli de s’occuper de ses petits choux, mais je ne voyais personne d’autre moi ! A part la caissière de chez auchan, qui est devenue  ma quasi best friend, la seule personne avec qui j’échangeai plus de 3 mots avant le soir 18h… Heureusement, faire les courses avec un p’tit chou de 13 mois ça déride souvent les gens, sinon je pense qu’elle m’aurait tout juste  sorti le « bonjour/merci/au revoir de circonstance !! Du coup là j’ai bien développé le syndrome « moulin a paroles » avec papounet cro-mignon !

Puis rapidement, la rentrée des classes est arrivée. Et là, tadam !!! j’ai été sauvé … par l’école maternelle ! L’école maternelle, avec ses mamans pressées, qu’on voit à peine et qui repartent en courant après avoir parachuté leur enfant dans la classe, non sans lui avoir fait le gros bisous d’aurevoirmoncheriacesoir, mais qui néanmoins n’ont pas de temps à consacrer aux discussions « maman » (et on les comprends). Et qu’est ce qui reste une fois les portes de l’école fermées ? Je vous le donne en mille : les autres mamans en congés parental ! Et oui ! Et là, j’ai rencontré une, puis 2, puis 3… et finalement 5 mamans qui déchirent trop d’la balle.

Bon je vous la fais en hyper accéléré, parce qu’en vrai je suis un peu timide (sisi j’vous jure) du coup j’ai dû passer 4 mois à commencer à parler avec la première, et 6 mois à raccrocher les wagons avec les autres, qui entrent temps avaient fait connaissance entre elles. Je pouvais enfin faire de vraies phrases avant 18h..

 La première maman que j’ai rencontré emmenait son plus jeune fils à la halte-garderie, pour 1 ou 2 matinées par semaine .. et ouais, on peut faire ça !!! Du coup je suis allée me renseigner, et les charmantes puéricultrices m’ont pris mon petit pot de colle une matinée par semaine. C’est pas grand chose mais je pouvais souffler un peu et cavaler aller à auchan sans l’avoir dans mes pattes, ou nettoyer l’évier de la cuisine sans avoir un boulet mon p’tit choux de 18 mois accroché à mes mollets.  Et non, je n’ai pas culpabilisé !

Car voilà le 2 ème fondement du congé parental : tu as le droit de laisser ton bébé de temps en temps, tu n’es pas une mauvaise mère ! c’est même vital pour ton équilibre mental ( en tout cas pour le mien ça l’était). Bien sûr la halte garderie n’est pas la seule option, si vous avez des grands parents dispos, ça marche aussi. Pour nous qui arrivions à peine de notre campagne notre banlieue c’était la meilleure (et seule !) solution. Leur tarif était indexé au quotien familial de la CAF, donc on y même pas laissé un bras ( ce qui rentre très vite en compte quand tu es en congés parental, of course)

Du coup non seulement j’avais un peu de temps pour souffler, mais en plus, mon p’tit poulet découvrait d’autres petits humains de sa taille, avec qui il  se collait des raclées jouait! Oui, il n’a pas que maman qui existe .. ouf !

Je me suis également inscrite à une association sportive de la ville, ce qui m’a permis de rencontrer des autochtones locaux  personnes qui sont devenues depuis de super potes ( homme , femme il y avait de tout !). C’était le soir, donc mon mari faisait le baby sitter pour sa plus grande joie vu que lui ne voyait pas ses mini-lui (personne ne me ressemble dans cette maison c’est un drame) de la journée..

Bon la 3ème année, c’est carrément parti  en live : avec le groupe de mamans, on faisait des tournées de mojitos café le matin, après avoir déposé les ainés à l’école.

giphy[2]

On s’est surnommé les desperates ( 2 brunes, 2 blondes, une rousse, une châtain !!) et là on parlait de tout ( gamins, mecs, sexe…) tout en laissant les petits se mettre tranquilos des beignes jouer ensemble.

Au sport, on se retrouvait une fois par mois à la fin du cours pour un apéro, histoire de bien reprendre ce qu’on venait de perdre en saucisson et autre bière.. ( se balancer des balles de hand ou de volley à la tronche puis boire un coup pour fêter ça, ça crée des liens ! )

J’avoue que j’ai adoré cette période de ma vie, et non, encore une fois je n’ai pas culpabilisé, parce que ça ne m’a pas empêchée de m’occuper de mes petits bouts, ma fille qui était en moyenne section pouvait rentrer manger à la maison ( bon à part que des fois  elle pleurait car elle voulait rester à la cantine !!! WTF !!) après l’école je les emmenai au parc l’après-midi, on faisait de petites activités, bref on se la coulait presque douce !!!

 Cette dernière année également, mon p’tit poulet est allé à la halte-garderie une journée entière par semaine, puis progressivement 1 jour et demi puis 2 jours. Il y a rencontré ses futurs potos de l’école mat’, bref, tout ça c’est fait en douceur, et même si quelques fois il a piqué des crises à la halte-garderie quand je le laissai, dans l’ensemble ça c’est super bien passé, l’équipe était top. Avantage non négligeable : il connaissait déjà bien l’école car il venait avec moi tous les jours emmener sa sœur (4 allés-retours par jour en poussette, ça raffermit les cuisses !) et il avait déjà bien usé de son charme auprès des ATSEM qui le trouvaient croooo-mignon ! ( c’est de famille !)

Et puis vers le mois de mai, j’ai envoyé ma lettre de démission à ma boite, puisque mister cro-mignon avait réussi à décocher le CDI tant convoité, et du coup j’ai basculé en mode « chômage pour suivi de conjoint ». Je me suis remis dans le bain, j’ai rafraichi mon CV ( mettre ou non congé parental ??) et à partir de mi-aout là j’ai passé le turbo en terme de recherche taf.

J’ai finalement embauché début janvier, 3 jours après avoir déménagé dans une maison qui était désormais à nous ( mais ceci est une autre longue histoire ! ) du coup j’ai pu accompagner les premiers mois d’école de mon p’tit poulet.. tout bénef !

 Voilà les filles, en résumé pour un bon congé parental :

prenez du plaisir avec vos enfants, mais ne vous oubliez pas !

 Dans un prochain épisode : « comment p’tit poulet m’a fait payer grave le fait que je sois repartie au boulot » ou « le revers de la médaille ».

Publicités

13 réflexions sur “congés parental : mon retour d’expérience

  1. moi aussi j’ai pris le congé parental, mes enfants sont aussi rapprochés que les tiens.
    Il est vrai qu’on peut se sentir seule par moment, et l’école donne un nouveau rythme… Par contre moi je n’ai pas fait de supers rencontres.
    Mes deux enfants sont à l’école, mais j’ai décidé de ne pas reprendre le travail…
    Je ne m’ennuie pas du tout, et j’ai toujours autant de taf à la maison.
    J’ai bien ri en te lisant lol !!
    Tes conseils sont bien véridiques !

    J'aime

  2. Pingback: Le défi « mon dressing » ! Merci qui ? Merci Frau Pruno ! |

exprime toi, je suis toute ouïe !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s