A quel moment et pourquoi arrêtons nous de nous émerveiller ?

 

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Ça pourrait être un sujet du bac philo, vous ne trouvez pas ? (oui bon ok le bac des bisounours..)

 Bon en vrai, je me pose surtout cette question en faisant référence aux progrès de nos petits chérubins.

( on est bien sur un blog parental !)

 Je me faisais la réflexion ces derniers jours. J’ai sous les yeux en ce moment un mignon petit exemple, puisqu’une de mes amies découvre les joies de la maternité depuis quelques mois.

Elle me raconte quasi quotidiennement les progrès de son petit chou, et bien sur elle s’étonne tous les jours de le voir progresser.

 Bien sûr vous vous dites ? mais oui bien sûr !

Bien sûr qu’on s’émerveille, la première fois qu’ils émettent un son (autre qu’un pleur 😉 ), la première fois qu’ils sourient, le premier mot, le premier rampage sur le parquet, et victoire suprême : les premiers pas.

Et maintenant imaginez : est ce qu’il vous viendrait à l’esprit de leur dire : ah non ! moi c’est pas ma-ma, c’est ma-man ! tu as mal prononcé, recommences !

Est-ce que lorsque vous avez regardé votre enfant faire ses premiers pas, vous lui avez dit : oui enfin tu n’en as fait que 3, tu dois faire mieux quand même ! il faut marcher maintenant !

 Non.

Parce que vous saviez, qu’il allait finir par y arriver. Vous n’aviez qu’une envie, c’était de le féliciter et l’encourager ! Même si celui de la voisine a marché ou parlé avant, et que ça vous turlupinait un peu quand même, vous ne lui avez pas mis la pression..

 C’est vrai quoi, chacun son rythme ! On sait bien qu’ils font finir par parler et marcher. Que ça soit à 10 mois ou a 20…

 Alors pourquoi est-ce qu’une fois arrivé en maternelle, quand l’enfant revient avec un cahier qui affiche des bonhommes moyens ou pas contents, parce qu’il n’a pas réussi à compter le nombres de hérissons, on commence à stresser, à se demander si il va y arriver ?

Pourquoi, quand il rentre au CP, on s’inquiète parce qu’il ne lit pas Freud dans le texte à Noel ??

Pourquoi progressivement, les encouragements diminuent et se transforment petit à petit, subrepticement, en reproches ?

 Tu ne sais pas encore ta table de 3 ? mais enfin tu es en CE1 maintenant !!! Ça devrait être acquis !!

 Et oui, je ne vous jette pas la pierre (Pierre) c’est bien de moi que je parle. (oui je me parle à la 3eme personne c’est dû à mon ego de blogueuse démesuré)

Au CE1, la pucinette avait un rapport avec les maths, plutôt obscur dirons nous. Et oui, ça m’inquiétait.

J’en avais parlé à mon père à l’époque. Ce papa qui a été instit’ de primaire pendant presque 40 ans. Il m’a dit : non mais attend là, on est en octobre ! Elle est au début du CE1.. ne t’inquiètes pas !! Elle a plusieurs années pour intégrer les additions, les soustractions.. d’ailleurs beaucoup d’enfants ont du mal avec les soustractions. Retirer quelque chose, c’est beaucoup plus difficile à appréhender pour leur esprit qu’additionner.

Ah bon..

On se calme et on se détend !!

Et on encourage son enfant, de la même façon qu’on l’a encouragé quand il a fait ses premiers pas !!

Cette satanée pression sociale qui nous dit qu’il faut que notre gosse soit dans les meilleurs à l’école, qu’il n’a pas le droit à l’erreur, ça me fout en rogne ! ( j’ai beau me parler à la 3eme personne, des fois je m’énerve toute seule aussi ! )

Maintenant que la pucinette est en CM2, je vois bien comment ça se passe. Ils revoient les choses, encore et encore. Le passé composé est vu depuis le CE1. Au départ, c’était la galère.. et bien en CM2, elle le révise encore. Ça rentre petite à petit. Donc au final, ça n’est pas grave de ne pas savoir parfaitement accorder le participe passé en fin de CE1 !

 Pour l’apprentissage de l’heure c’était pareil. Au CE1, elle a commencé à apprendre à lire sur une horloge avec des aiguilles..ça partait dans tous les sens (pas l’aiguille, la pucinette ! ).. ça nous inquiétait. On y passait du temps.. on s’énervait…

Et maintenant ? Et bien elle sait la lire l’heure ! Elle a grandi, elle a muri, son cerveau a évolué, et elle intègre des choses parfois sans même s’en rendre compte.

Bon heureusement, je l’encourageais aussi. Je suis pas un dragon quand même ( par contre si je pouvais me réincarner en licorne ). Mais avec le recul, je me dis que je ne l’ai pas assez fait. Je passais beaucoup de temps a lui faire refaire à la maison des choses qu’elle n’arrivait pas à faire en classe. Je me suis beaucoup trop mis la pression, et à elle aussi.

 Maintenant, je m’efforce de faire du rétropédalage. Le bac n’est pas pour demain, et en plus, elle ne le passera peut être jamais ! Peut-être qu’elle partira faire sa vie dans une ferme à 16 ans, et qu’elle s’éclatera ..

 Si il y a bien une chose qu’on a compris avec papa délire en tant qu’adultes, c’est que les diplômes ne font pas tout. ( papa délire, bac + 8 : a mis des années à trouver un emploi en France : pas la bonne école ( il avait eu la mauvaise idée de faire ses études à l’étranger ! ) pas de réseau ( si tu connais pas la tante du beau frère de l’amie de ta mère, t’es un peu mort dans certains secteurs..) et surtout, surtout, il faut faire ce qu’on aime.

Alors oui, j’entends bien les arguments : si ils vont plus loin dans les études, ça leur ouvre plus de possibilités. C’est sans doute vrai. En même temps, ces derniers temps, les grandes écoles…. je trouve que ceux qui sortent de l’ENA ne brillent pas par leur intelligence ou leur talent…. (suivez mon regard).

Mais une chose est sure, chacun va à son rythme, et il est difficile voire impossible et contre-productif de vouloir les faire aller à une vitesse qui n’est pas la leur.

 Donc vous, les jeunes mamans et les jeunes papas, ne vous arrêtez pas de les encourager. De les féliciter, même pour tout petit progrès. Et ne les comparez pas trop aux autres. Je sais c’est difficile, même si on ne veut pas le faire, on ne peut bien souvent pas s’en empêcher…

N’arrêtez pas de vous émerveiller. Cette attitude et cet état d’esprit qui nous semble naturel lorsqu’ils ont 2 ans, ne doit pas disparaître quand ils en ont 8 !

 Quand je vois ma fille maintenant faire des divisons de nombres décimaux (pouark !) .. elle a progressé ! (même si elle a toujours du mal avec la table de 6 !! ) (tu vois j’arrive encore à trouver le truc qui va pas malgré cet article !!)

Alors oui, ça lui prend un certain temps. Par contre, lire un pavé de 500 pages, c’est pour elle un délice. On sait déjà quels seront les profs au collège qui vont l’encenser et ceux qui vont dire « qu’elle a des difficultés » ou qu’elle devrait travailler plus vite » ..

 Et son petit frère me direz-vous ? En ce qui le concerne, il se met la pression tout seul.. la peur de ne pas y arriver est déjà encrée en lui. A moins qu’inconsciemment , en voyant sa mère, son père et sa sœur au moment des devoirs, il ne se soit dit «  oh purée, j’ai plutôt intérêt à y arriver si je ne veux pas y passer des heures avec les parents sur le dos « !! ( oui je suis sure qu’à 4 ans il s’est dit ça !! )

 Du coup avec lui c’est plutôt «  ne t’inquiètes pas, tu vas y arriver ! c’est normal de se tromper, c’est comme ça qu’on apprend ! « 

 Finalement, le plus important c’est de leur donner confiance en eux. Mais bien sûr pour ça, il faut déjà avoir un minimum confiance en soi.. mais je vais en rester là, sinon ce billet va doubler de volume !

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34 réflexions sur “A quel moment et pourquoi arrêtons nous de nous émerveiller ?

  1. Arf … je suis bien d’accord avec toi et j’espère m’en rapeller l’année prochaine lors de sa rentrée en maternelle puis dans 3 ans pour le CP, etc.
    Et pour l’anecdote, avec un bac+5, j’ai l’immense honneur de chercher du travail … ben depuis l’obtention de mon diplôme… et oui, je suis TROP diplômée pour les rares postes dans mon domaine … 😥

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  2. Hum , je ne sais pas si je ne me suis jamais émerveillé, mais pour ma part cette pression est venue bien avant l’école et ses notes. Parce qu’à deux ans passé mon fils ne parle pas, parce qu’à un an il ne marchait pas et parce qu’à je ne sais plus quel âge il ne faisait pas de quatre pattes. Ca vient un peu de mes angoisses mais aussi des autres, des professionnels de santé. Après tout dès le départ, on les pèse et on les compare aux autres pour voir s’ils sont dans la courbe. On veut bien qu’ils soient unique mais pas trop différents, qu’ils avancent à leur rythme mais pas trop lentement.

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    • tu vois comme quoi on a pas les mêmes expériences… c’est vrai qu’on les pèse et tout ça.. mais à l’époque je ne me suis pas inquiétée. pourtant ma fille a 2 ans ne disait que 4 ou 5 mots… c’est venu après, l’année de ses 3 ans. sais tu que Einstein a parlé a 4 ou 5 ans ?

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  3. C’est très intéressant… Comme Maman Nouille je me suis déjà inquiétée avant mais ce n’était pas par peur d’un éventuel « échec » mais parce que je me faisais sincèrement du souci pour sa santé. Concernant la vie scolaire de mon fils je ne sais pas encore. En fait pour être tout à fait honnête je crois que s’il était vraiment en difficulté à l’école j’aurais surtout du mal à le vivre parce que ça voudrait dire qu’il ne me ressemble pas (tu peux appeler un psy de suite pour mon cas 😉 ). Mais j’espère réussir quand même à l’accepter sereinement 🙂 . Le système allemand qui est plus « relax » que le système français devrait m’y aider.

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    • oui j’ai connu cette phase ou je me suis rendu compte que ma fille et moi on était pas faites sur le même moule ( et pourtant !) oui je pense que le système français n’arrange rien, clairement ! je suis impatiente que tu nous racontes comment ça se passe a l’école en Allemagne !

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  4. Je me rallie aux mamans de jeunes enfants qui se sont exprimées précédemment : je pense que la pression débute bien avant l’école 😉 C’est vrai que je me suis émerveillée (et m’émerveille toujours) des progrès de Choupie, et c’est vrai aussi que je ne lui dis pas : « Dis donc, c’est pas trop tôt ! Machine le fait depuis trois mois ! », mais au fond de moi, j’ai du mal à m’empêcher de comparer, et même ces progrès qui m’émerveillent ont un petit goût amer. Je suis par exemple émerveillée par la façon dont Choupie développe son langage : elle acquiert du vocabulaire chaque jour et fait tous les jours également des phrases plus complexes et mieux structurées : pour moi qui ai étudié la linguistique, c’est proprement fascinant… Et pourtant, derrière cette fascination, il y a une petite voix désagréable qui dit : « Oui mais la fille de Bidule qui est 6 mois plus jeune, elle parle déjà beaucoup mieux ! » Et j’en viens à me demander si elle n’a pas un retard quelconque, comment elle va suivre en classe et réussir sa vie (oui oui, je me pose ces questions alors qu’elle n’a même pas 3 ans).

    En fait, ce qui change vraiment quand l’enfant entre à l’école, c’est que nous avons un allié dans notre psychotage : le système de notation. Nous en avons même deux : le système de notation et l’enfant lui-même, qui commence à comprendre la notion de « mal faire » et qui est lui-même (généralement) honteux de ses notes (car le système est très bien conçu et fait très bien entrer dans la tête des enfants dès le plus jeune âge qu’intelligent = bonnes notes) (tu me diras : « Il y a bien des petits caïds qui sont fiers de leurs 0 à répétition »… mais honnêtement je ne pense pas, je ne suis vraiment pas sûre que si tu creuses un peu, tu leur trouves une confiance en leurs capacités intellectuelles au top du top). Du coup on se sent plus légitime pour lui faire remarquer que « dis voir, c’est cool ça, tu sais lire, mais il faudrait peut-être voir à passer la seconde pour lire des choses plus élaborées que des Tchoupi ».

    Je me suis promis depuis bien longtemps de ne pas mettre cette pression des notes à mes enfants (nos parents nous appelaient cancres quand on ramenait des B – oui dans notre école c’était une notation à l’américaine – et on s’étonne que je sois constamment dans un délire de perfection…), mais en vérité, je ne sais pas si j’y arriverai. On veut tous le meilleur pour nos enfants, et le meilleur, c’est qu’ils soient plus intelligents que tous les autres (le culte du mérite, dans nos sociétés, on en parle ?).

    Après, heureusement, je te rejoins tout à fait quand tu dis que tu préférerais que tes enfants fassent un métier manuel qui leur plaise, que des études prestigieuses ne garantissent en rien un niveau de vie prestigieux (ce sont deux bac+4 et bac+5 à découvert tous les mois qui te le disent). Et j’avoue que ça permet de faire redescendre un peu la pression, de me dire qu’au pire (ou au mieux !), si elles ne cartonnent pas à l’école, elles trouveront bien un CAP qui leur plaît. Mais ça reste quand même dur à accepter psychologiquement (pas qu’elles fassent un CAP, mais qu’elles soient moins bonnes, « moins intelligentes » (entre guillemets car évidemment, il n’y a pas qu’une seule forme d’intelligence et certainement pas uniquement l’intelligence scolaire), que les autres).

    P.S : Zut, je t’ai pondu un roman. Mais je trouve vraiment cette problématique que tu abordes très intéressante !

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    • haha ! a cause de ton commentaire j’ai failli partir en retard ce matin ! oui le système de notes n’est pas terrible. mais tu as raison, le problème de fond, c’est la façon dont les gens se comparent entre eux. avoir le meilleur job, celui qui paye le plus.. le matérialisme.. je suis en train de m’en détacher.. après c’est peut être facile ou hypocrite de ma part, étant donné que je n’ai pas de galère financière.. facile a dire du coup. mais ça ne m’empêche pas d’avoir envie de vider ma maison de pleins de choses inutiles, et surtout, je suis en train de me reconvertir dans un métier ou je ne suis pas du tout sure de gagner ma vie, alors que jusqu’ici j’avais un bon salaire sans être une aliénée du travail.. ouppppppsss je crois que j’ai bien digressé là ! c’est ta faute !!

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  5. Comme tu as raison. Il faut prendre du recul et laisser de côté cette compétition qui s installe avec « moi ma fille ç est faire des divisions à deux chiffres et elle a lu l intégrale de harry potter et la tienne? » Bref il faut prendre du recul mais ce n’est pas toujours facile. Merci pour cet article. Bonne joirnee à toi

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  6. Merci pour ce billet! Je le termine pleine d’enthousiasme, boostee, confiante dans l’avenir avec l’envie de serrer mes enfants dans les bras!
    Je suis sinon bien d’accord avec ton propos… Il me semble qu’en France, la pression sur les petits est particulierement forte… A l’inverse, dans l’ecole americaine de mes enfants, les enseignants laissent aux eleves beaucoup de temps de se developper a leur rythme, et en fonction de leurs centres d’interet. (Le fait qu’il n’y ait que 15 eleves par classe aide bien entendu les choses!!!)

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  7. Ne cessons pas de nous émerveiller ! Tu as entièrement raison! C’est bien là le rôle des parents. Faire ressentir à son enfant qu’il est unique et exceptionnel. C’est ce que les parents m’ont toujours fait ressentir en tous cas. Et je leur en suis très reconnaissante.
    Après, on ne peut pas aller contre le système de la société, les notationsoldes, les évaluations, les futures concurrences. Mais si déjà, à l’échelle de la famille, on rend notre enfant exceptionnel, il aura confiance en lui 😉

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    • oui tu as magnifiquement résumé mon billet ! et tu es la preuve vivante que ça fonctionne, tu es devenue une adulte bien dans ses baskets et équilibrée ! ( sauf que tu parles un peu trop de périnée et de stérilet, mais ça se corrige facilement je pense !!!)

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  8. depuis que mon fils est tout petit, je me suis forcée à ne jamais comparer et à ne pas chercher à savoir ce qu’il devait savoir faire et à quel âge car en tant que personne très angoissée, je ne voulais pas lui transmettre cela.

    Résultat je m’émerveille souvent, lui dit ma fierté et mon amour.
    Je protège sa confiance en lui (et en nous) comme un trésor !
    Joli billet !

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  9. Pour ma part, je dis à ma fille que de se tromper fait partie de l’apprentissage. En décembre, je fronçais les sourcils parce-que sa lecture était encore hachée alors quand j’ai entendu la fille de ma copine du même âge que Batgirl lire de manière fluide, j’ai eu un peu du mal. Et puis en début de semaine elle est rentrée avec un 20… Comme quoi !

    Mais tu as raison: pourquoi à un moment on arrête de s’émerveiller et on stresse ?

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  10. Article très intéressant ! Comme Frau Pruno, même si la société est très concurrentielle et ne nous aide pas sur ce plan, je crois qu’il ne faut jamais cesser de s’émerveiller : nos enfants sont formidables ! Et puis de toute façon, même s’ils ne sont pas les meilleurs en tout, si même ils n’étaient carrément pas doués dans un domaine, ça nous empêcherait de les aimer ? Bien sûr que non ! Alors l’important pour moi c’est que les enfants aient confiance en eux et soient épanouis. Ça c’est ma conception théorique des choses, mais dans la réalité, comme beaucoup, j’ai des progrès à faire vis à vis de mes enfants ! 😉

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  11. Je crois que la phase d’émerveillement cesse le jour où on se trouve confronté au système scolaire. Les progrès de l’enfant sont envisagés sous un certain angle, il faut rentrer dans des cases, avoir appris ci et ça avant tel âge…
    A 4 ans je m’émerveille encore, je l’encourage et j’espère ne pas perdre cette foi en lui au cours de sa scolarité…Mes parents étaient tellement stressés par les notes que je garde un souvenir amer de mes années d’école! Dommage. Parce qu’en plus un enfant qui a du mal dans une matière peut très bien exceller dans une autre. Nous n’apprenons pas tous en même temps. Chacun son rythme. Merci pour ce précieux rappel, qui nous remet sur les rails!!

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  12. Ton article m’interpelle à deux niveaux: celui d’une maman de 4 enfants, tous aussi différents les uns que les autres, et celui d’une enseignante qui se base beaucoup (trop) sur les notes de ses élèves. Je suis actuellement en pleine réflexion quant à remplacer les notes par des compétences…. mais c’est long, il n’existe quasiment aucune littérature sur le sujet (dans les classes de lycée j’entends) et il va falloir que je me mette un coup de pied au derrière (mais surtout surtout, il y a la hiérarchie qui travaille, elle, exclusivement, avec des notes).
    Quant à mes enfants, c’est vrai qu’au niveau du travail scolaire je suis très (trop) exigeante, mais en même temps ils se débrouillent tellement bien à l’école, que je suis « déçue » par un 16/20, tu vois ce que je veux dire (et le niveau ici au milieu de notre océan est tellement faible aussi….).

    Enfin voilà, ton article m’a énormément parlé, merci, je vais réfléchir et mettre certainement des petites choses en place pour m’aider à surmonter cette « peur » de l' »échec » pour mes enfants (pour mes élèves, c’est un autre problème, évidemment….. 😉 )

    Bonne soirée! et continue d’écrire, j’adore te lire. 😉

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    • merci Anne Laure ! 4 enfants ? tu m’avais caché ça ! tu es une warrior des temps modernes ! en plus prof ! je me doutes qu’un système sans notations c’est compliqué a mettre en place, surtout au lycée ! les miens on déjà eu des maîtresses qui ne mettaient pas de notes, mais ça finit toujours par revenir a un moment donné… je vois bien ce que tu veux dire avec la déception d’un 16/20.. quand on y pense, c’est terrible ! parfois ma fille réussi plutôt bien, mais ce qu’elle loupe, on lui fait systématiquement remarquer ! si il faut attendre un 20/20 pour la féliciter, quelle tristesse !! je suis ravie et touchée que mon article te fasse réfléchir ! et merci pour tes encouragements, ça donne vraiment envie de continuer, même si en ce moment j’ai moins de temps…

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