Pour pouvoir accoucher dans le bonheur et l’allégresse, encore faut-il…tomber enceinte ! part II

grossesse

Si vous avez loupé le début, il faut d’abord lire celui là, sinon vous allez rien comprendre !

Je pense que je suis arrivée au bout de mes capacités, je ne suis pas spécialisée en soucis d’infertilité. Je vais vous renvoyer vers un spécialiste qui est vraiment très bien, je vous donne ces coordonnées, pour que vous puissiez prendre rendez-vous.

On peut dire c’qu’on veut, elle a été honnête avec moi ma gynéco, et je l’en remercie.

Je me suis donc précipitée sur mon téléphone en sortant de là pour prendre le rendez-vous. Nous étions début juillet.

Accueil plus que froid de la secrétaire…

Ah mais ça va être treeeeeees long pour avoir rendez-vous avec monsieur machin ! Il est très demandé ! Par contre monsieur bidule lui, est disponible plus rapidement, je vous fixe rendez-vous avec lui ?

euuhhh non !

ma gynéco m’a donné un nom, c’est pas pour rien ! Devant l’insistance de cette morue, je lâche l’affaire, et repasse un coup de fil à ma gynéco pour en avoir le cœur net.

Ah oui, monsieur bidule, je n’en ai pas de très bons retours, il est un peu spécial ..

(ok, traduction : c’est un gros con)

Je rappelle donc ma nouvelle meilleur amie, la secrétaire, en lui expliquant que oui, je veux un rendez-vous avec monsieur machin, tant pis si c’est dans longtemps. J’ai donc rendez-vous le… 4 novembre, à 19h30.

Et vous savez quoi ? et bah j’étais soulagée. Oui c’était dans plus de 4 mois, mais j’avais l’intime conviction qu’on allait enfin avoir des réponses, et aussi des solutions.

Bon et puis je vous rassure, je prenais toujours ma température, histoire de pas perdre la main, sur ordre de ma gynéco.. bah non, pourquoi laisser mon charmant fessier tranquille ??? ( et mon cerveau aussi, accessoirement ! )

J’ai donc continué ma petite vie, jusqu’à ce 4 novembre au soir…

Nous arrivons donc, papa délire et moi, dans la clinique ou le spécialiste faisait ses consultations.

D’abord un passage au bureau de la charmante secrétaire :

Vous êtes sûre que vous n’êtes pas enceinte au moins ? non parce que ça arrive souvent en fait !!!

(Et toi, ça t’arrive souvent qu’on t’emplafonne la tronche dans un écran d’ordinateur ??)

Non, je ne suis pas enceinte, promis, juré, craché.

Arrive notre tour, avec le grand ponte de l’infertilité.

Comment vous dire : il lui a fallu 3 minutes 12 secondes pour me dire que :

– Au vue de mes prises de sang : 2 hormones primordiales pour l’ovulation ( la LH et la FSH) avaient des taux inversés, donc c’était impossible que j’ovule.

– Le test de huhner foiré ? Evidemment qu’il n’y avait pas de spermatos, je n’étais pas en période d’ovulation (vu que j’ovulais jamais (lol)) donc ma glaire repoussait automatiquement les petits gars de monsieur, elle n’est accueillante et ne donne un coup de pédalier vers les trompes que lorsque quelque chose d’intéressant s’y passe !! Bref, ils étaient tous déjà partis lors du prélèvement ( la nature m’épatera toujours !!)

A part ça, il a entamé un vrai dialogue avec nous :

Depuis combien de temps essayez-vous d’avoir un enfant ?

2 ans..

Vous savez ce qu’il a répondu ?

Ah oui quand même, ça commence à faire long ! On va vous aider, vous allez voir !

J’ai cru que j’allais lui rouler un palot.

Un médecin avec de l’empathie.

Et vraiment, il avait un air désolé quand il a dit ça. Pas le gars qui te parle le nez dans sa paperasse, ou les yeux collés à l’ordinateur.

Je pense que des cas, il doit en voir tous les jours, des autrement plus carabinés que nous, et des couples qui attendent malheureusement beaucoup plus longtemps que nous.. il aurait pu nous le faire remarquer, nous faire comprendre que notre problème n’était pas si dramatique, que nous étions « relativement » jeunes (j’allais sur mes 32 ans)… mais non.

Il nous a proposé de commencer avec une stimulation à base de piqures d’hormones pour moi, pour déclencher une vraie et belle ovulation. mais de nous laisser faire nos p’tites affaires pour la procréation, bref, de n’avoir recours à l’insémination artificielle que 3 mois plus tard si on arrivait pas à s’en sortir tout seuls (lol).

On était plutôt d’accord avec lui.

Par contre, pour préparer le terrain comme il a dit, et avant de commencer la stimulation hormonale, il m’a prescrit un médoc pour diabétiques, pour ré-inverser les 2 hormones qui foutaient le bordel et m’empêchaient d’ovuler, les méchantes. Un médoc qui n’avait donc rien à voir avec la PMA ( ?) et qui risquait de me donner des nausées.

OK man, envoie ton truc, chui prête !!!!

Et mon dieu, arrêtez de prendre votre température !! laissez-vous respirer !!!

(décidement un être humain se cachait derriere ce spécialiste !)

merciiiii doc !!!!!!! (un an de températures, j’avais de quoi redécorer la tapisserie de notre chambre, façon relevé échelle de Richter)

Sur ce, on se donne rendez-vous dans 10 ans 1 mois plus tard ( une fois qu’on a passé le cap du 1er rendez vous, les autres ça va plus vite).

On est reparti le cœur presque léger, pleins d’espoir.

J’ai illico commencé le traitement pour remettre mes hormones dans le droit chemin, tout en conservant le duphaston.

Et effectivement, au bout de la 2ème semaine (le traitement était de plus en plus fort chaque semaine) je peux vous dire que sans être enceinte, j’avais des nausées de malade.

Mais j’étais contente quand même (la folle).

Ce mois est très vite passé, et lors de notre 2ème rendez-vous début décembre, il m’a demandé si je supportais bien les cachets. Je lui ai dit qu’au bout de 3 semaines c’était chaud, j’avais du mal à manger sereinement.

Je lui ai demandé timidement si je pouvais prendre quelque chose contre les nausées..

Mais bien sûr !! tout ce que vous voulez, du moment que vous continuez à prendre le traitement !! c’est très important de ne pas l’arrêter.

Et là, il m’a fait la prescription pour commencer la stimulation hormonale. A partir du prochain cycle, je devais me piquer tous les jours, avec les échos quotidiennes en début de cycle pour surveiller l’évolution des follicules, et tutti quanti..

Tout ça nous emmenait après les fêtes de noël, ce qui était plus pratique quand même niveau timing.

J’avais calculé que après le duphaston, mes règles devaient débuter vers le 4 janvier. J’avais tout le matos dans mon frigo, les piqures et tout..

1er janvier : bonne année, bonne santé youpi !!

Et qu’est ce qu’on vous souhaite pour cette année ?? (ta gueule !!)

Petit aparté : je dois vous dire que nos parents respectifs, même si ils se posaient sans doute plein de questions (enfin surtout nos mères, soyons honnêtes !!) ne nous ont jamais fait de remarques déplacées, ni même posé de questions. Bien élevés qu’ils sont.

Par contre, d’autres personnes, moins proches, nous sortaient les habituels «  bah alors c’est pour quand ? (quoi ? ma main dans ta gueule ??) – fin de l’aparté.

Me voilà donc début janvier, une fois n’est pas coutume, à attendre impatiemment les règles, que je puisse enfin me piquer dans le gras du bide !!!!

Et bah quoi ?? qu’est ce qu’elles foutent ? jamais là quand on veut, ces règles !! ça commence à me gonfler !!!

Je parle bien sûr de mon impatience et de mon énervement à mon cher et tendre, qui lui a une question bizarre :

Peux-tu me donner la notice du duphaston ?

euhh oui , pourquoi ?

Je voudrais voir si ça pose un souci si on le prend en étant enceinte….

What ??????? tu voudrais dire que toi, là, tu penses que tout simplement, je serai enceinte ???? Du coup il m’a mis le doute, le coquin.

Et évidemment tu me dis ça un dimanche après-midi, au moment où on ne peut pas acheter de test de grossesse ?

Le lundi, j’avais sport direct après le boulot, le soir. Depuis septembre, je m’étais remise au volley. Bizarrement il ne m’est pas venu a l’idée de ne pas y aller pour pouvoir me rendre à la pharmacie. Voilà donc un papa délire qui se rend dans une officine pour acheter un test de grossesse, j’aurai voulu être là pour voir sa tête, et celle de la pharmacienne, ça doit pas lui arriver tous les jours quand même !

Et comme je suis méga disciplinée, j’ai attendu sagement les urines du matin, pour faire le fameux test (je ne suis plus très sure d’avoir dormi cette nuit-là). J’aurai pas voulu avoir le moindre doute…

Je crois qu’on est censé attendre genre 2 minutes, et comment on fait pour faire ça ???? j’ai dû attendre 30 secondes, avant de regarder le petite bidule, et voir les 2 barres violettes bien pleines…. Pas de doute possible……

I’m pregnant !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Les jours qui ont suivi je planais à douze mille… le test fait en labo, il n’y avait plus de place à l’incertitude, j’étais à plus de 5 semaines de grossesse !!!! J’avais donc ovulé a peu près 4 semaines après le début du traitement pour diabétiques..quelques jours après notre 2eme rendez vous chez le spécialiste..

Il a fallu tenir sa langue pour ne pas l’annoncer à la terre entière, en particulier à nos parents, mais on préférait attendre la traditionnelle première écho. J’ai eu droit à une écho un peu avant ça, pour calculer la date de conception, étant donné que mes cycles n’étaient pas très clairs.

Puis, j’ai plané encore à douze mille pendant presque 9 mois..

Il est intéressant de noter qu’à partir de septembre, 2 mois avant de voir le spécialiste, j’ai tout d’un coup réussi à prendre du recul sur le fait de tomber enceinte. Peut-être savais-je au fond de moi qu’il allait savoir nous prendre en charge. J’ai arrêté de ne pas faire certaines choses ou de bloquer certains projets « au cas où je serai enceinte (ne pas prévoir de voyages, ne pas faire de sport..). J’ai un peu plus vécu pour moi, sans penser toujours à moi comme à une femme potentiellement enceinte, mais juste une jeune femme, qui devait profiter de la vie. Mais je ne l’ai pas décidé de moi-même, consciemment. ça s’est fait sans que je puisse vraiment l’expliquer. Pourquoi ai-je réussi à prendre ce recul ? Je n’en sais fichtre rien. Et je ne pense pas que ça soit grâce à ça que je suis tombée enceinte. J’avais un réel problème au niveau hormonal que ce traitement a réglé.

Je sais que les gens rabâchent qu’il ne faut pas trop y penser, mais c’est impossible ! Et non, tout les problèmes d’infertilité ne se résolvent pas parce qu’on arrête de focaliser sur le fait de tomber enceinte.

Sinon, vous savez que j’ai 2 mini moufflets. Alors vous vous demandez peut être comment cela s’est passé pour retomber enceinte ? ( bah si vous vous le demandez pas je vais vous le dire quand même !!)

Je n’ai pas besoin d’écrire un billet pour ça : lorsque ma pucinette a fêté ses 1 an, nous avions atteint un rythme de croisière niveau organisationnel (les siestes, les repas, ça roulait tout seul)( ne me jetez pas de cailloux). Nous voulions avoir des enfants rapprochés, et surtout nous ne savions pas combien de temps ça prendrait pour que ça remarche, même si nous étions forcément plus confiants…

J’ai donc arrêté la pilule en aout. Fin-octobre, toujours pas de règles évidemment (sauf à l’arrêt de la pilule). Je suis allée voir ma gynéco (qui m’avait récupéré pour le suivi de grossesse). Elle m’a prescrit le traitement miracle du spécialiste pour me remettre les hormones dans le bon sens (autant sauter les étapes intermédiaires ! ), avec en prime une écho pour voir la tête de mes ovaires.

J’ai pris rendez-vous mi-novembre pour l’écho, avant de reprendre ce traitement magique. J’étais épuisée. Je me souviens avoir dit ça à ma collègue-copine :

 Je suis crevée en ce moment !!!

et elle de me répondre :

t’es peut-être enceinte !!! (elle ne connaissait pas nos projets)

Bordel …. Elle m’a mis le doute. J’ai fait un test. Une semaine plus tard, je passais l’écho qui m’a montré un joli petit haricot dans le ventre, qui avait déjà un mois et demi…

Si c’est pas de la chance ça les blogocopines, je sais pas ce que c’est ! j’ai ovulé juste une fois, et ça a été la bonne. peut-être que mes hormones étaient moins perturbées après une grossesse ? Je n’en sais rien … et est ce que quelqu’un sait ?

Avec le recul, j’appelle ça un mini parcours PMA. D’ailleurs la PMA je n’y ai pas vraiment gouté.

2 ans c’est court, 2 ans c’est long.

Sur le moment, ces 24 mois m’ont paru une éternité, devoir attendre, patienter, ne jamais savoir si on va finir par y arriver, ne pas réussir à penser à autre chose…

Mais je sais que pour certains couples, c’est tellement plus long.. et tellement plus compliqué. Je me souviens de ce couple de connaissances qui ont mis plus de 6 ans, et qu’ils l’ont même écrit sur le faire-part de naissance, tellement ça faisait partie de leur histoire, et que tout le monde savait ce qu’ils avaient enduré.. vraiment ce sont des épreuve difficiles à supporter pour un couple.

C’est pour ça que je pense beaucoup à vous les PMettes,  que je compatis et vous envoie toutes les ondes positives possibles pour pouvoir supporter ça. Millions de cœur sur vous.

Pour conclure, à toutes et à tous, lorsque vous avez une copine (ou un copain, les mecs ont un cœur aussi, ne l’oublions pas) qui est en couple, sans enfant, prenez le temps, et pesez vos mots avant de leur parler bébé. On ne connait généralement pas le parcours de chacun. Il y a ceux qui se battent pour concevoir, mais il y a aussi ceux qui subissent des fausses couches, et même malheureusement ceux qui perdent un bébé.. sans oublier ceux qui ne veulent tout simplement pas d’enfant, et c’est leur droit le plus strict…

Chaque histoire est différente. beaucoup de couples souffrent sans en parler à leur entourage.

Allez, après tout ça, vous avez gagné le droit de lire le récit de mon accouchement dans le prochain billet….  mais si venez ! vous verrez, c’est à se tordre de douleur rire !

Pour pouvoir accoucher dans le bonheur et l’allégresse, encore faut-il… tomber enceinte ! Part I

licorne 2

(zavez vu comment je me la pète avec mon part one…)

Je sais tellement que cette phrase parle à des dizaines de milliers de femmes .. je pense à vous toutes, et je vous envoie des milliers de licornes arc-en-ciel à paillettes ( simone attend, psychota, madame sourire, ma non grossesse, je ne suis pas une poule pour ne citer qu’elles..) et aussi  à toutes celles qui vivent ça en silence dans leur coin.. cœur sur vous.

A l’occasion des 10 ans de ma pucinette, j’ai décidé de vous raconter mon parcours pour réussir à procréer. Je ne peux pas appeler ça un parcours PMA, car je l’ai frôlé sans y avoir recours jusqu’au bout, mais disons que j’imagine aisément ce à quoi sont confrontés ces couples. Je pense souvent à eux, même si je ne les connais pas.. ( je suis un peu folle, je sais)

Bon vu le nom du blog et ce que j’y raconte, de mon côté le « suspens » est limité .. Sauf que moi, il y a un peu plus de 12 ans, je ne la connaissais pas, la fin. Pas moyen d’aller regarder la dernière page du retour du roi, ou de regarder l’épisode 18 de la saison 10.. « ceux qui s’en allaient » (comprenne qui peut).

Moi je l’ai eu, le suspens, sauf que je m’en serais bien passé..

Bref. Avant donc de vous raconter mon accouchement, un grand moment de bonheur, je vais vous raconter le avant-accouchement. Et non, vous n’aurez pas le avant qui consiste à confectionner ledit bébé sous la couette (je ne parle pas de ça petites coquines ! )

Je parle du avant-avant.

Et même du avant-avant-avant.

En tant qu’adolescente classique, j’ai eu mes règles à 13 ans ¾. (précis n’est-il-pas ?) Tout allait bien, enfin, je me tordais de douleur à chaque fois, mais il parait que c’est normal ( ????).. cela dit, elles étaient régulières, comme du papier à musique. Trop cool !!

A 18 ans, j’ai commencé à prendre la pilule. Oui je sais c’est pas bien, j’aurai dû attendre mes 25 ans ou qu’on me passe la bague au doigt, mais non, j’ai fait autrement, désolée.

A 23 ans, j’ai arrêté la pilule. Pour faire un enfant ? non. Parce que j’étais fraichement célibataire.

Et là, que s’est-il passé ?

RIEN . absolument rien. Plus de règles. Du tout. WTF ???

Non je n’étais pas enceinte, pas de risque. Je suis donc allée voir au bout de quelques temps ma gynéco ( j’étais pas plus affolée que ça à l’époque je dois dire) qui après une écho m’a expliqué que lorsque je voudrai tomber enceinte, je n’aurai qu’à prendre quelques petits cachets de rien du tout, et que en attendant, le mieux à faire pour réguler le tout, c’était de reprendre la pilule .. ( ??). Comme j’étais jeune et naïve, et que j’avais confiance dans le corps médical, j’ai fait ce qu’on m’a dit..

Je ne sais pas vraiment au fond si il aurait fallu faire autre chose, mais avec le recul, je me dis que toutes ses hormones, enfin bref….

Quelques temps plus tard, le destin (un jour je vous raconterai ça, c’est un truc de ouf chez moi le destin !!) met sur ma route (sors de là black M !) un mec, qui a attendu le moment où je partais d’une soirée (quand même !) pour me demander si on pouvait se revoir …

Concernant mon histoire avec papa délire j’vous la fait courte sinon c’est pas 3 billets mais 40 que vous allez avoir.

Donc, après quelques années d’amour où nous avons alterné vie de couple à distance et cohabitation, nous décidons de nous mettre nous aussi à procréer.

Il faut dire que j’étais plus que over méga prête pour ça, j’en pouvais plus d’attendre, ça biberonnait de partout autour de nous, j’étais heureuse pour mes copines mais néanmoins désespérée..

Je ne me suis donc empressée d’arrêter la pilule, avec une certaine appréhension cette fois..

Et là je n’ai pas été déçue (humour) : 1er cycle : 45 jours. 2eme cycle : 60 jours, 3eme cycle, 95 jours……. Au bout de 6 mois, je suis donc allée voir ma chère gynéco, pour lui dire :

bon ! et qu’est ce qu’on fait maintenant ??

Vous devez être bloquée !

Non mais sans blague !!!!!!! merde !!!! (coluche sort de ce corps ! )

Elle, sereine :

Je vous prescrit du duphaston ( un médoc magique qui déclenche les règles- mais pas l’ovulation attention- ! ) et vous allez prendre votre température tous les matins, à heure fixe, TOUS les jours.

Quelle joie de repartir en se disant qu’on a (pratiquement) pas avancé d’un chouille..

Me voilà donc à prendre tous les jours, à 6h30 (week end et jour férié aussi bien sûr) ma température (anale, cela va sans dire).

En voilà un super concept pour essayer de ne pas se focaliser sur le fait de tomber enceinte !! Je ne pensais plus qu’à ça, je devenais à moitié singlée. Et il fallait que j’attendes d’avoir au moins 4 courbes pour revenir la voir..

Après ces 4 mois de cycles (merci duphaston), je reviens la voir dans son cabinet, avec mes courbes qui zigzaguaient dans tous les sens sous le bras. Pour vous expliquer au cas vous ne sauriez pas ( et vous avez le droit de ne pas savoir !) quand on ovule la température baisse, puis remonte et reste stable jusqu’à l’arrivée des règles ou ça redescend ( je vous le fais de mémoire si par hasard une PMette me lit j’espère qu’elle ne lève pas trop les yeux au ciel) .

Non j’ovule pas madame, ça se voit bien !! ( A cette époque j’étais devenue une super pro des courbes du cycle féminin forcément !!)

Elle était d’accord avec moi..Et là, on a mis un peu plus de choses en route : nous voilà partis pour dans le désordre : une énième prise de sang, une échographie, une hystérosalpingographie, un test de huner, un spermogramme ( y’a pas que les filles qui ont le droit de s’amuser !!)

Et voilà mademoiselle, revenez me voir quand vous aurez fait tout ça, et n’oubliez pas de continuer à prendre le duphaston et à relever votre compteur EDF température !

Me voilà partie à prendre des rdv dans tous les sens pour faire ces Ô combien sympathiques tests.

Une petite explication pour les non-initiées à la PMA s’impose :

Une écho je ne pense pas avoir à vous expliquer, c’est bon non ?

Le test de huhner, c’est absolument charmant : il faut copuler avec votre cher et tendre le soir(jusque là ca va !), ne pas prendre de douche, et aller le matin au labo vous faire prélever la substance qui reste dans les tréfonds de votre vagin pour analyser le tout, et voir si vous n’auriez pas une flore destructrice de spermato ! (bon appétit)

Un jour si vous me demandez très très très gentiment, je vous parlerai de ma vie sexuelle (en fait non, même si vous êtes gentils, je crois que je ne le ferai pas) mais je peux juste vous dire que moi, l’amour programmé, ça me rend aussi désireuse qu’une tortue centenaire au fond du zoo de Vincennes.

Bref, celui-là en tout cas, c’était du gâteau, comparé à cette méconnue mais néanmoins fabuleuse hystérosalpingographie.

Comme m’a dit ma gynéco lorsque je lui ai demandé avec un peu d’appréhension si c’était douloureux :

Il vaut mieux aller au cinéma ! 

merci bien madame, je me sens beaucoup mieux maintenant…..

Du coup je suis allée trainer mes guêtres sur au féminin.com, ou il y avait 3000 forums sur la question, j’ai pas été déçue du voyage.. doctissimo à côté c’est soft.

Je me suis fait des copines virtuelles d’infertilité (plutôt cool), par contre, j’ai aussi bien flippé !! Evidemment il y en avait qui avait subi une véritable séance de torture et qui racontait tout dans les détails.

Je ne sais pas si vous avez fait une pause google tout en me lisant pour aller voir ce qu’est une hystérosalpingographie, mais sinon je vous explique en gros :

Cet exam sert à voir si vos trompes ne sont pas bouchées. Il faut donc vous injecter un produit qui ressort à la radio, pour voir les éventuels « bouchons » qui empêcherait la circulation des ovules et autre spermatos..

Une anesthésie ? bah non ça dure que 10 minutes voyons !! donc une fois installée dans cette formidable position gynécologique qu’on kiffe toutes, on vous met un speculum bien sûr, puis 2 pinces sur le col de l’utérus ( non, ça fait pas mal, pourquoi ???? ), on vous injecte le dit produit.. et on prend des clichés de votre ma-gni-faïk appareil reproducteur.

Bon j’aurai effectivement préférée aller au cinéma, mais avec le recul, ça a été quand même. J’ai eu mal, et j’ai failli tomber dans les pommes quand je me suis relevée, mais c’est un concept familial très répandu dans la famille ( un jour je vous raconterai l’histoire de mes malaises vagaux, je peux tomber dans les pommes rien qu’en regardant quelqu’un avoir mal) de toute façon, il fallait le faire.. Je me suis faite gronder par la dame car j’avais pris un spasfon avant d’arriver comme ils le disaient dans les forums d’au féminin (bah quoi c’est pas des docteurs sur au féminin ???)  et qu’elle voulait en fait m’en donner un juste au début de l’examen..

En tout cas vous serez heureuses d’apprendre que j’étais bouchée de nulle part pour le coup !!! J’ai pas fait ça pour rien…

Quelques jours après, monsieur a dû se plier aux joies du prélèvement pour le spermogramme. ( je ne vous ferai pas de dessin, mais bon, c’est un peu glauque quand même..)

Ensuite, nous avons attendu les résultats de tout ça, notamment le test de huhner et le spermogramme, étant donné que pour l’echo et l’hystérosalpingographie, les résultats étaient donnés direct à la fin de l’examen.

Là où j’ai vécu quelques jours d’angoisse, c’est quand nous avons reçu les résultats pour le test de huhner. Je ne captais pas grand-chose évidemment, par contre y’a un truc qui m’a fait avoir un électrochoc du petit cervelet :

spermatozoïdes : 0.

Comment ça 0 ??????? donc en plus de mes soucis, mon mec n’aurait rien dans le slip ? On m’aurait refourgué de la marchandise avariée ? Lui qui présentait si bien et qui avait une certaine capacité à remettre les gens à leur place, n’aurait pas la matière suffisante pour se dupliquer ???

Je rigole maintenant, mais je peux vous dire que pendant plusieurs jours, j’étais au fond du trou.. (lui essayait de garder bonne figure cela dit).

Puis, enfin, nous avons reçu le résultat du spermogramme. Et là, résultat inverse : des millions de p’tits spermatos tout ce qu’il y a de plus dynamique avaient été captés par les microscopes ! J’avoue que je captais plus rien…

Bon, reprenons vite rendez vous avec notre gynco préférée, et nous aurons les réponses à ces questions !

Une fois dans son cabinet, première nouvelle, au vue de l’échographie : j’ai des ovaires polykystiques. Youpi !! et c’est quoi ça exactement, à part un mot fabuleux à exploiter au scrabble ? Et bah ce sont les ovaires qui produisent tout plein de petits follicules, mais qui ne se transforment jamais en ovule bonne à marier avec un spermato . Ils font mal leur boulot quoi ! Donc en gros j’ovule tous les 29 février lorsque la température extérieure oscille entre 17,2° et 17,25489°.

Je lui montre ensuite les autres résultats, avec évidemment la question sur les résultats du test de huhner et les spermatos farceurs de mon chéri. Se sont-ils fait la malle avant le prélèvement ? Pourtant j’ai pas pris de douche m’dame, j’vous jure !!

Et là, bah rien. Ma gynéo ne comprenait pas. Pas de réponse. (combien d’années d’études déjà, rappelle moi ?? )

On ne va pas se focaliser la dessus, puisque le spermogramme est bon..

Ok m’dame, j’vous sens pas au taquet sur la question, mais c’est vous l’doc, doc !!

Donc après tous ces résultats et mes désormais 6 mois de courbes zigzagantes, on lance enfin les hostilités. 4 mois de clomid ( Le clomid mes chéries, c’est une pilule magique qui booste l’ovulation), enfin 2 mois pour être exacte, car un mois sur deux j’en prend pas, il peut y avoir un effet rebond.. ah bon ? j’aurai préféré 4 mois de traitement moi, parce que j’ai un gros doute sur le rebond de mes ovaires paresseuses mais bon.. ça devrait marcher….

Rebelote, je repars pour les courbes de températures, avec le clomid ET le duphaston.

Ô joie, ô allégresse !

Viens la fin du premier mois avec mes amis clomid et duphaston.

En prenant le dupahston tout seul, mes règles arrivaient 4 jours après l’arrêt de ce traitement qui durait 10 jours.

Au bout des fameux 4 jours, rien. pas de ragnagna en vue. Mon cœur, ma tête et mon corps ont commencé à partir en live chacun de leur coté, j’étais pas belle à voir. Ma température ne redescendait pas (ce qui est un signe de grossesse –en théorie). Bref, j’étais complètement azimutée, j’y croyais à fond, j’étais dégentée..

Papa délire, lui était étrangement calme. Il y croyait pas lui, le vilain. Pourquoi ? je ne sais pas vraiment. Mais il avait raison, le bougre.

Au bout de 4 jours supplémentaires, elles sont arrivées, les méchantes ragnagna….

Et j’ai attendu ce p.. d’effet rebond qui aurait permis une ovulation le 2ème mois, mais qui n’a pas eu lieu, évidemment !! (je faisais mes courbes, j’étais devenue docteur es sciences en courbes de températures)

Au bout de 4 mois de ce traitement qui n’a rien donné, à part des palpitations et des bouffées de chaleur qui suivaient mes humeurs, mes espoirs et désespoirs, je suis retournée voir ma nouvelle meilleure amie, ma gynéco.

Et qu’est ce qu’on fait maintenant ?????

 TO BE CONTINUED

Cigognes, saucisses, châteaux, et visite éclair à l’hôpital de Colmar..

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Voilà mes blogocopinettes. Je suis reviendue.

Je crois que ce billet va partir un peu dans tous les sens, vous m’en excuserez ! Je vais essayer de résumer les temps forts de nos vacances, histoire de vous faire partager tout ce que nous avons vécu !

Petit topo pour commencer, histoire de planter le décor : Lire la suite

Le bel été 82..

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Oui mes blogocopines, je suis aussi vieille que ça.

En 82, j’avais 8 ans. Ça te laisse une petite idée de mon âge ! (enfin quant ’à l’âge mental, ceci est un autre débat : parfois j’ai 80 ans, je veux me coucher à 21h02, parfois j’ai 5 ans, à Disneyland par exemple)

Bref.

Dans les années 80, les vacances d’été, c’était juste le pied.

Allez viens, aujourd’hui je te fais rentrer dans mon univers de petite fille.. Lire la suite

Mes enfants ne me manquent pas… suis-je normale ???

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Suis-je une mère en carton ?

Ai-je un bout de caillou à la place du cœur ??

Non, je ne crois pas.

Je suis souvent retournée par ce que je vois ou ce que j’entends, surtout et encore une fois de plus en ce moment, par cette actualité d’une cruauté sans nom. J’ai eu du mal à profiter de mon temps libre le week end dernier. J’ai eu bien mal au bide pour ça, bref il y a bien un petit cœur qui bat là-dedans..

Et pourtant, mes enfants sont partis depuis plus d’une semaine, et ça va. Je le vis bien.

Alors quoi ? On me dit : tu vas voir ! ils vont te manquer dans pas longtemps ! bah non, toujours pas.

Pourquoi ? Lire la suite

Aventures campingnolesques et belles rencontres !!

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L’autre jour, après mon billet sur « avoir le staïle en camping », miss Aileza a mis un com ou elle me disait qu’elle avait arrêtée d’aller en camping, étant donné qu’elle avait moyennement envie de regarder sa voisine s’épiler le d’sous de bras pendant qu’elle se lavait les dents (lol). Du coup ça m’a refait penser à tout ce que j’avais déjà vécu avec papa délire, depuis qu’il m’avait fait découvrir les joies du plantage de tente et autre vaisselle à l’air libre.

Et comme c’est l’été, qu’il fait presque beau, je me dis que c’est le moment ou jamais de te raconter quelques moments sympas ou drôles que j’ai vécu avec lui, puis avec les moufflets délires, pendant nos folles vacances ! Lire la suite

Comment faire obéir ses enfants au doigt et à l’oeil !

gere

Haaa il est raccoleur ce titre n’est ce pas ? Avoue, tu as cliqué, pleine d’espoir !!

Mes abonné(e)s, qui commencent à me connaitre, moi et mon humour à 2 balles, n’ont pas été dupes à mon avis… Pour te la faire courte, j’ai publié récemment un billet « c’est si dur d’élever ses enfants » nettement moins vendeur tu admettras !! En fait ce qui est écrit ci-dessous a été rédigé avant ce billet, mais je n’arrivai pas à le sortir, tellement je sentais que je n’y arrivais pas ces derniers temps avec mes « drôles » comme ils disent ici, dans le sud ouest. Alors j’avais l’impression que publier ce billet ça aurait été te mentir un peu , Et si y’a bien un truc que je ne sais pas faire dans la vie, c’est mentir..

Mais malgré tout, comme je le disais, certaines choses fonctionnent, alors pourquoi ne pas t’en faire profiter ? Aller viens jeune maman, jeune papa, je t’emmène avec moi dans le monde magique de la parentalité bienveillante…. Lire la suite