Kermesse

ankush-minda-VcD5OD2jDGA-unsplash (1).jpgEnfin, ça y est !

C’est le jour de la kermesse de l’école.

Pratiquement un an que je l’attends avec impatience. J’y pense régulièrement le soir dans mon lit. Je m’y projette, en train de me promener, alternant entre la cour et le hall fermé qui sert de salle de récré quand il pleut…

Après la classe qui se termine à 11h30 le samedi, Nous remontons vite fait à la maison pour manger, puis on redescend finir l’installation des stands. Pas le temps de traîner, ça démarre à 14h !

Le chamboultou, le stand de tir au but, la tombola, la pêche à la ligne.. les bancs, les barrières pour délimiter les stands… tout est en place ! Les premiers enfants accompagnés de leurs parents arrivent, youpi !!! Mon excitation est à son comble. Un an que j’attends ce jour, qui est mon préféré de l’année !

Le week end dernier, papa a préparé la bande son -qui tournera en boucle toute l’après midi- grâce à une ou deux cassettes vierges sur lesquelles il a enregistré les musiques du moment ! Du coup on a acheté des 45 tours  ! ça aussi j’adore, parce que sinon on en achète pas trop.. mais là, il faut mettre l’ambiance !!

C’est parti …  AFRICA, j’en envie de danser COMME TOI !

La kermesse, c’est la meilleure journée de l’année  : c’est la liberté ! Papa, forcément, n’est jamais loin. Affublé de son haut de forme et de son costume années 1900 qu’il ressort chaque année pour l’occasion. Toujours à tenir un stand, évidemment ! Il a clairement autre chose à faire que de garder un œil sur moi …

Et moi, je viens le voir uniquement quand j’ai besoin de sous pour acheter de nouveaux tickets (pour aller acheter des brochettes de bonbons ou faire un coup de pêche à la ligne).

A part ça, je fais exactement ce que je veux avec les copines.

Enfin, je peux boire cette boisson gazeuse en bouteille de verre à la forme si particulière, qui n’a pas droit de cité à la maison (elle aussi j’en rêve toute l’année !).

Si c’est pas le rêve ça, je sais pas ce que c’est !

C’est la liberté, mais sécurisée… nous sommes dans l’enceinte de l’école, c’est devenu un peu ma deuxième maison à force d’y être toujours avant tout le monde, et inévitablement après tout le monde. C’est souvent papa qui la ferme avec le gigantesque trousseau de clés, et qui met l’alarme. Ils sont 3, avec le directeur et son collègue-super-pote, à toujours partir les derniers. 

Mon frangin doit être par là, mais il traîne lui aussi avec ses copains. Il faut dire qu’il y a un paquet de monde ! Entre les enfants et les parents, la cour et le hall sont remplis de monde !

Maman, elle, n’est pas là. C’est fou, mais je ne me pose même pas la question de ce qu’elle fait. Prend-elle un peu de temps tranquille à la maison pour elle ?  Ou bien elle enchaîne les lessives, comme tous les samedis ?  Sans doute un peu des deux…

En fin d’après midi, l’école se vide peu à peu. les copines s’en vont, mais il reste les enfants des autres instits. On peut enfin aller faire du grand toboggan au fond de la cour, celui ou c’est interdit d’aller d’habitude, sauf accompagné de son maître ou sa maîtresse.

On a quand même de sacrés privilèges, quand on est enfant d’instit !

Papa retourne vite fait chercher maman avec la voiture. Le soir tombant, c’est maintenant l’heure du barbecue traditionnel dans la cour de l’école qui rassemble instits, conjoints, conjointes, enfants, pour fêter la fin de l’année scolaire. 

C’est vraiment la fête jusqu’au bout … Preuve irréfutable, on se couche même à 23h, information tellement extraordinaire qu’elle est noté dans mon journal intime, suivi d’une multitude de points d’exclamation.

J’avais 8, 9 ou 10 ans…

La kermesse, c’était le samedi après-midi, après l’école…

 

Publicités

ces p*** de leçons de vie

ravi-roshan-383162-unsplashDes semaines que j’ai délaissé ce blog, en laissant passer des articles dans ma tête sans prendre le temps de les écrire ou de les publier.

 Certains drôles, d’autres comme des appels à l’action, sur les sujets qui me parlent particulièrement ces derniers temps. 

Mais aujourd’hui, après un message reçu qui sonne le glas, je reprends le clavier sans réfléchir. Je relierai pour les fautes d’orthographes, et sans plus réfléchir, je publierai. 

Depuis plusieurs semaines, les mauvaises nouvelles qui se succèdent pour toi, à l’autre bout du monde. Toi que je n’ai rencontré que 3 ou 4 fois. Tu es pourtant  mon cousin germain. On ne parle pas la même langue, mais on s’est compris je crois. Tu es doux, timide et extrêmement gentil.

Lire la suite

Delirium #3

IMG_3838 (1)Heeyyyy ! I’m back.

Dire que je devais publier ce billet il y a environ 2 semaines….

je commence par vous parler de moi, ça vous choque ?

en fait, c’est drôle, plus 2018 s’éloigne dans le rétroviseur, plus je vois cette année différemment. Même si je me suis lancée, je suis restée beaucoup dans l’inaction, scotchée par l’angoisse et la peur. en tout cas jusqu’à l’automne, et le début de mon propre coaching. Lire la suite